Quand j'avais dit que je m'occupais des places pour The Datsuns, il me semblait clair que le groupe pour lequel j'allais nous trouver des places afin d'assister à une de leur représentation scénique s'appelait - sans équivoque - The Datsuns. Et c'était le cas d'ailleurs. Ils portent slims et cheveux longs et sont coquets des pieds à en juger par leurs très seillantes (*) seyantes bottines de rock&roll accentuant encore leur grandeur naturelle toute néo zélandaise. Pas de doute, c'est bien eux. Mais cinq jours plus tard. Non, là on était vendredi et c'était pas du tout ça ce concert je te l'ai dit, enfin écrit, c'était pourtant clair je comprend pas, non je m'énerve pas, je te dis qu'il y a pas de problème c'est juste que non rien allez-y j'arrive, je vais juste remonter un moment.
Revenu à la surface, des sons étouffés de batterie et de basse parvenaient jusqu'à moi. Assis au comptoir, je restais seul avec ma bière. De toute façon j'étais venu pour le deuxième groupe. Ça va ? Oui ça va c'est juste que... non rien. Rien. Le bar désormais vide nous appartenait. Tes jambes tendues entres nos deux sièges, tes pieds posés sur les miens, attention je glisse et la patronne qui nous regarde, on descend ? pourquoi pas.
En bas sévissaient The real barbers, un chanteur à la voix éraillée et criarde, des morceaux sautillants du fait d'une basse assez funky (bizarrement mélangée avec un son de guitare plus "classic rock"). C'est pas mal, un monsieur secoue sa graisse abondante à ma droite, devant une jeune blonde se prend pour Tigrou et je transpire. Sympa.
Je ne sais plus ce qu'on s'est dit ou s'il s'est passé quelque événement extraordinaire le temps que Josef of the fountain prenne place. Je me rappelle de Josef of the Foutain par contre. Sur leur site j'avais trouvé qu'ils ressemblaient à Bloc party qui aurait Ian Curtis au chant. Je l'avais dit aux autres qui ne voulaient pas me croire.
La vérité c'est que Joseph of the fountain, en live comme en disque, c'est effectivement Bloc party avec Ian Curtis, mais pas seulement. Des mélodies de guitares vraiment catchy, des morceaux nerveux et subtils, une batterie entêtante, on est pas loin du post punk à la Gang of Four et parfois même de la cold wave sur un morceau comme "Fight the blind" (une video live à voir juste en dessous de cet article). Une voix grave et profonde, très maniérée "à l'anglaise", des types sympa, des anecdotes pourries, un panda à la basse que tu voulais adopter, une bonne soirée finalement.
(*) : Un grand merci à Lolo pour la correction !